La couverture médiatique actuelle suscite des craintes sans fondement quant aux prétendus risques pour la santé des cigarettes électroniques.

Aux Etat-Unis, près de 200 personnes ont été hospitalisées avec, en partie, de graves lésions pulmonaires. Une personne en est d’ailleurs décédée. Dans la presse, la « cigarette électronique » a été tenue pour responsable de cette maladie et de ce décès. En y regardant de plus près, on constate toutefois que les causes sont toutes autres.

Il apparaît effectivement que les symptômes se sont manifestés après l’utilisation de cigarettes électroniques. L’information qui a toutefois été cachée est que les liquides consommés n’étaient pas issus de commerces officiels et réglementés. Dans tous les cas, les liquides inhalés avaient apparemment été mélangés à des huiles de cannabis ou CBD et étaient issus de commerces de rue appelés « Pop-Up Shops » (magasins éphémères). Certains ont consommé de hautes concentrations de résine de THC par processus de « dabbing ».

Les Pop-Up-Shops américains sont des points de vente temporaires qui sont généralement ouverts pour une courte durée et qui changent régulièrement d’emplacement afin d’échapper à aux contrôles des autorités. Ils vendent souvent des liquides qui ne sont pas issus de productions contrôlées et règlementées, mais de productions artisanales douteuses, contenant parfois des substances illégales. La consommation d’huiles contenant du cannabis ou du CBD issues de sources non autorisées est fortement déconseillée par les autorités officielles. L’acquisition de tels produits auprès de telles sources est à proscrire de manière générale et de toute urgence.

Les cigarettes électroniques sont utilisées depuis une dizaine d’années par des millions de consommateurs à travers le monde, sans que de tels incidents ou évènements similaires n’aient été rapportés. C’est pour cette raison que l’accumulation actuelle de cas ne peut pas clairement être imputée à la cigarette électronique ou aux e-liquides.

La SVTA s’inquiète de la couverture médiatique relative à ces incidents : « Il n’est pas sérieux d’attiser de telles peurs dans le cas présent, sans effectuer la moindre recherche.
La généralisation inappropriée et l’omission d’informations importantes sont utilisées ici afin d’obtenir la présentation la plus sensationnelle. Nous prions les rédactions d’être plus objectives et de porter une plus grande attention à leur couverture médiatique. Nous demandons également à nos politiciens de respecter leur devoir d’objectivité ».

La SVTA se tient volontiers à disposition des journalistes et politiciens en tout temps pour expliquer et commenter davantage cette thématique. 

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